En votant simultanément la loi relative aux soins palliatifs et la loi concernant l’euthanasie et l’assistance au suicide, le législateur a voulu, d’une part, souligner sa volonté de mettre tout en œuvre pour continuer à développer les soins palliatifs. Les soins palliatifs sont des soins actifs, continus et coordonnés, pratiqués par une équipe pluridisciplinaire dans le respect de la dignité de la personne soignée. Ils conportent le traitement de la douleur et de la souffrance psychique. D’autre part, le législateur a voulu permettre la liberté de choix des patients en ce qui concerne les modalités de leur fin de vie, tout en protégeant les médecins qui acceptent d’accéder à leur demande d’euthanasie ou d’assistance au suicide dans le respect des conditions prévues par la loi, en supprimant le risque de poursuites pénales à l’égard des médecins.

La loi du 16 mars 2009 sur l’euthanasie et l’assistance au suicide ouvre ainsi une possibilité de mourir dans le cas où les souffrances sont jugées insupportables par le patient. Cette possibilité constitue une réponse au désir exprimé par une partie de l’opinion publique, ainsi que par une partie des professionnels de la santé et du droit.

Des conditions légales rigoureuses garantissent la transparence et le contrôle des actes médicaux liés à l’interruption volontaire de la vie dans le cadre d’une euthanasie ou d’une assistance au suicide.

Ministère de la Santé Subventionné par le Ministère de la Santé
Ministère de la Famille et de l'Intégration et à la Grand Région Conventionné par le Ministère de la Famille et de l'Intégration avec agrément n° CO-SF/5/2017